Gastronomie

Suggestions

La rédaction vous propose

Nos abonnés ont aimé

Actualités

La une

Vaud & Régions

Suisse

Coronavirus

Monde

Économie

Sports

Culture

Gastronomie

Familles

Santé

Opinion

Portraits

Savoirs

Environnement

Auto

People

Blogs

Multimédia

Vidéos

Podcasts

Les webdocs

Le Matin Dimanche

Le Matin Dimanche

Services

Club

E-paper

E-paper (App)

Archives du Journal

Newsletter

Agenda

Programme de cinéma

Info lecteur

Météo

Abonnements

Femina

Bilan

Décès

Zattoo Player

Cercle des lecteurs

Marketplace

Investir

24 emploi

Points annonces

Données médias

Publicité

Suppléments

Immo

ProduitsRecettesLes vinsCoup de fourchette

La vigne au fémininRolle accueille un nouveau salon des vigneronnes

Avec DiVINes, Coraline de Wurstemberger a imaginé un événement qui va vivre dans tout le bourg au bord du lac.

David Moginier

Les vigneronnes déjà inscrites pour la première édition, du Genève au Tessin.

DR

Un salon de dégustation de vins exclusivement produits par des vigneronnes, l’idée s’était concrétisée à Morges, en novembre 2019, par l’entremise de Pierre-Alain Rattaz, sous le nom de Vigneronnes en scène. Malgré le succès, l’organisateur n’avait pas souhaité rééditer l’expérience. Ce qui a attristé Coraline de Wurstemberger, l’infatigable propriétaire des Dames de Hautecour, à Mont-sur-Rolle. Celle qui a été une des fondatrices des Artisanes du Vin a donc repris son bâton de pèlerin pour faire revivre cette belle camaraderie féminine, mais à Rolle cette fois.

Suite après la publicité

«La ville est idéale pour ce que j’imaginais: une taille qui permet une interaction entre le salon et le bourg à pied, une position centrale, des accès faciles en transports publics ou voiture, un château magnifique au bord du lac.» Ni une ni deux, elle persuade la Ville de mettre gracieusement à disposition des salles du château. Car, si l’événement est prévu en novembre, on ne connaît pas encore les contraintes sanitaires qui pourraient subsister jusque-là. «Au pire, avec deux salles, on fera sur rendez-vous. Mais j’ai bon espoir que la situation s’éclaircisse d’ici là.»

Plus qu’un salon d’une journée, le samedi 6 novembre, DiVINes (c’est son nom) veut briller sur la durée. D’abord avec comme hôte d’honneur les Artisanes, même si Coraline de Wurstemberger les a quittées. Ensuite, par le Souper des vigneronnes, qui verra plusieurs restaurants rollois proposer un accord entre leurs mets et les vins de ces dames.

Par des ateliers de dégustation au château. Par une exposition de tableaux de la Suissesse Sylvie Moreillon sur le thème de la vigne, évidemment. Par un spectacle donné au château, dans la salle rebaptisée des Chevalières, pour l’occasion. Par un «plat du samedi sans chichi» qui tiendra lieu de plat du jour dans les restaurants rollois. Et enfin par un concours de vitrines dans la Grand-Rue, si possible sur un mois.

L’organisatrice et son comité ont déjà enregistré 24 inscriptions et la liste n’est pas close. Mais la question demeure: les vigneronnes sont-elles différentes de leurs collègues masculins? «Non, je ne crois pas, répond l’organisatrice. Quand on a lancé les Artisanes en 1998, on était encore des bêtes curieuses. C’était compliqué et parfois très désagréable avec certains vignerons. Mais, aujourd’hui, c’est totalement entré dans les mœurs. Même si notre position dans les instances dirigeantes est encore très faible.»

«Vigneronne, ce n’est pas que le vin, c’est un art de vivre.»
Coraline de Wurstemberger

Pour elle, des associations de femmes du vin existent dans le monde entier. La France en connaît une par région. «Ce qui nous différencie, c’est qu’on fait les crus auxquels on croit plutôt que de suivre les modes. Et ça marche.» Et de quoi discutent-elles quand elles se rencontrent?

«De tricot et de biberon», la réponse jaillit dans un éclat de rire. «Non, sérieusement, on déguste, on demande conseil, par exemple sur le problème des taux d’alcool qui deviennent trop importants avec le réchauffement climatique. Et on s’amuse beaucoup, souvent une d’entre nous a préparé un petit plat. Vigneronne, ce n’est pas que le vin, c’est un art de vivre.»

4 commentaires

Espinho

Sonntag, 6. Juni 2021, 17:09

Et un salon de vigneron-nes LGBT?

Afficher plus de commentaires